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Publié : 6 septembre 2009

Lois fondamentales

LES CIRCUITS ELECTRIQUES

 

 1- Les circuits électriques

Pour réaliser un circuit électrique il faut au minimum un générateur, un récepteur (lampe, moteur…) et des fils de liaison. Le générateur et le récepteur possèdent deux bornes chacun : ce sont des dipôles.

 

1-1 : Nœud, branche, maille
Un nœud est une connexion qui réunit plus de deux dipôles. Sur la figure 1. D et E sont des nœuds.
Une branche est une portion comprise entre deux nœuds consécutifs. Le circuit de la figure 1 comporte trois branches entre les nœuds D et E. Une maille est une boucle fermée
.
 Fig 1
1-2 : Fonctions des éléments d’un circuit
Le générateur est la source d’énergie.
Les fils de liaison assurent le transport de l’énergie électrique vers le récepteur.
Le récepteur convertit l’énergie électrique en exploitant les effets du courant électrique (effets calorifiques, lumineux, magnétiques, chimiques, etc.).

 

 2- Tension électrique

2-1 : Introduction – Analogie hydraulique
La tension électrique exprime une différence de potentiels (d.d.p.) entre deux points d’un circuit, telle une hauteur obtenue par différence de deux altitudes. Il est courant de trouver un potentiel de référence appelé masse et de valeur 0V ( analogie hydraulique : niveau 0 pour le niveau de la mer).

 

2-2 : Représentation
Tension UDE = VD - VE = potentiel du point D - potentiel du point E

La tension est donc une grandeur algébrique.

 

2-3 : Unités et mesure
La tension s’exprime en volts (V) et se mesure à l’aide d’un voltmètre placé en dérivation.

 

 3- Intensité du courant électrique

3-1 : Introduction – Analogie hydraulique

La circulation d’un courant dans un circuit électrique est analogue à la circulation d’un liquide dans une conduite.

 

3- 2 : Unités et mesure
Tel un débitmètre dans une conduite, on mesure l’intensité du courant à l’aide d’un ampèremètre placé en série. Cette intensité s’exprime en ampères (A).

 

3-3 : Nature du courant électrique
Le courant électrique résulte d’un déplacement de porteurs de charges.
Dans les métaux, ces porteurs sont des électrons. Leur vitesse est souvent faible.
Dans les liquides et les gaz les porteurs sont des électrons et des ions positifs ou négatifs.

 

3-4 : Sens conventionnel du courant
Par convention, on dit que le courant sort par le pôle positif du générateur. Ce sens conventionnel du courant est opposé au sens de déplacement des charges négatives.
3-5 : Représentation de l’intensité du courant

 

Dans une branche de circuit, le courant électrique est susceptible de changer de sens si les propriétés du circuit ou si les réglages sont modifiés.
Pour indiquer le sens du courant. en même temps que son intensité, on convient d’un sens positif pour la branche et on attribue un signe à l’intensité de ce courant :
signe + si le courant circule dans le sens positif choisi,
signe- si le courant circule dans le sens opposé au sens positif choisi.

 

Exemple : la flèche placée sur la branche MN (fig. 2) fixe l’orientation positive choisie et alors :

i=3A indique qu’un courant de 3A circule de M vers N.

i= -3A indique qu’un courant de 3 A circule de N vers M.

fig. 2

 

 4- Lois fondamentales de l’électricité

4-1 : Loi des noeuds

 

En courant continu. ou lentement variable, il ne peut y avoir accumulation de charges électriques en un point du circuit : la somme des charges électriques arrivant à chaque instant au nœud N est égale à la somme des charges qui s’en éloignent (conservation de l’électricité).
Conséquence : si I1, I2, I3, I4 désignent les intensités des courants de sens connu au nœud N, nous avons :
I1 + I2 = I3 + I4
La somme algébrique des intensités des courants qui entrent dans un nœud est égale à la somme algébrique des intensités des courants qui en sortent.

 

4-2 : Loi d’additivité des tensions (loi des mailles)
Dans une maille , la somme algébrique des tensions est nulle.
Exemple :
U – U2 – U1 =0


U = U2 + U1

 

4-3 : Loi d’Ohm et résistances
Lorsqu’un élément résistif est parcouru par un courant d’intensité I, la tension U à ses bornes est orientée comme ci-contre (flèche du coté du courant entrant) et l’on peut écrire la relation suivante :
U = R x I
La tension U aux bornes d’un conducteur ohmique est égale au produit de sa résistance R par l’intensité I du courant qui le traverse.
Association de résistances : les résistances peuvent être associées en série ou en parallèle. Deux résistances (R1 et R2) sont :
• en série si elles sont parcourues par un même courant ; dans ce cas la résistance équivalente et la somme des résistances (R1 + R2) ;
• sinon elles sont en parallèle ; dans ce cas la résistance équivalente est (R1*R2)/(R1+R2)



Puissance : la puissance maximale admissible par le composant : P = U.I =RI2

Valeurs normalisée : Elles sont répertoriées dans 7 séries notées E3, E6, E12, E24, E48, E96, E192. Chaque série correspond à une tolérance de fabrication, par exemple la série E12 correspond à une tolérance de 10%. Cette table nous donnera les valeurs suivantes :


Ceci signifie que dans cette série, toutes ces valeurs existent ainsi que toutes leurs puissances de 10 (par exemple la valeur 1.5k existe).

 

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